SADC : la RDC veut faire entendre sa voix sur la crise sécuritaire au sommet de Durban

Le 46ᵉ sommet ordinaire des chefs d’État et de gouvernement de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) s’ouvre ce lundi 17 août 2026, à Durban, en Afrique du Sud. Parmi les dossiers qui devraient retenir l’attention figure la situation sécuritaire qui déchire la partie est de la République démocratique du Congo. Pays membre de la SADC, la RDC entend défendre sa position face au conflit armé sans précédent entre l’armée congolaise et ses alliés contre la milice du M23 soutenue par le Rwanda.

Le ministre congolais en charge de la Défense nationale, Guy Kabombo, représente Kinshasa lors de ces assises qui seront présidées par le président sud-africain Cyril Ramaphosa, et placées sous le thème : l’industrialisation résiliente et inclusive, avec un accent sur les infrastructures, la transformation agricole et la valorisation des minéraux critiques. Le patron de la défense congolaise conduit une délégation comprenant notamment la ministre d’État aux Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner et le ministre de l’Intégration régionale Floribert Anzuluni.

Kinshasa plaide pour une implication régionale accrue

Avant l’ouverture officielle du sommet, Guy Kabombo a participé, samedi 15 août, à la réunion du Comité ministériel de la Troïka de l’Organe de la SADC. À cette occasion, il a présenté la position de Kinshasa sur la situation dans l’est du pays et appelé à une implication plus concrète de la région dans la recherche de la paix.

Selon le ministère congolais de la Défense, le responsable a notamment dénoncé l’agression rwandaise et l’action de l’AFC/M23, ainsi que les violences attribuées aux ADF/MTM-ISCAP contre les populations civiles en Ituri, au Nord-Kivu et au Sud-Kivu.

À l’issue de cette réunion, la SADC a réaffirmé son engagement en faveur de la paix, de la sécurité, de la gouvernance démocratique et du développement durable dans la région. La Troïka a également insisté sur l’importance de la solidarité, du dialogue et de l’action collective face aux défis politiques et sécuritaires.

Le secrétaire exécutif de la SADC, Elias M. Magosi, a pour sa part estimé que la région demeure globalement stable et épargnée par les conflits interétatiques. Il a toutefois reconnu l’existence de défis politiques et sécuritaires dans certaines parties de l’espace régional et salué les efforts de diplomatie préventive, de médiation et de dialogue.

Il a également réaffirmé le soutien de l’organisation à la recherche d’une solution politique durable au conflit et salué la solidarité des États membres face aux crises humanitaires et sanitaires en RDC.

Un sommet consacré aussi au développement

Au-delà des questions sécuritaires, le 46ᵉ sommet de la SADC doit également être consacré aux enjeux économiques et au développement régional. Le thème retenu met notamment en avant l’industrialisation, les infrastructures, l’agriculture et les minéraux critiques.

La SADC entend promouvoir une croissance économique et un développement socio-économique durables et équitables, notamment à travers la coopération et l’intégration régionales, tout en renforçant la paix, la sécurité et la bonne gouvernance.

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