Le président de la République Félix Tshisekedi a présidé la cérémonie de 10e anniversaire du Collège des hautes études de stratégie et de défense (CHESD), ce jeudi 20 août 2026, au palais du peuple à Kinshasa, couplée à la clôture de l’année académique 2025-2026 et à l’ouverture de l’année académique 2026-2027 du CHESD et de l’École supérieure d’administration militaire (ESAM), cette 9e session spéciale du CHESD, parrainée par le Ministre des Finances, a été dénommée « Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi ». Et la cérémonie a eu l’assistance du chef de l’État burundais Evariste Ndayishimiye, allié du gouvernement congolais dans la guerre à l’est de la RDC et des deux autres invités étrangers.
Cette institution d’excellence ayant formé 1 692 cadres civils et militaires, incluant l’École Supérieure d’Administration Militaire (ESAM). Hormis, la présence du président de la République Félix Tshisekedi et de son homologue burundais, Évariste Ndayishimiye. Les ministres de la Défense de la République du Congo (Congo-Brazza) et de la République centrafricaine étaient aussi présents pour représenter leurs chefs d’État respectifs.
Le dirigeant congolais a rappelé que « le Collège des Hautes Études de Stratégie et de Défense (CHESD) est bien davantage qu’une institution de formation. Il est une école du discernement, de l’anticipation et de la responsabilité ; un lieu où la République apprend à voir loin, à penser juste et à décider souverainement ».
À cette occasion, le président a dévoilé la nouvelle « doctrine de défense globale » de la RDC, articulée autour de cinq priorités : l’affirmation d’une pensée stratégique souveraine, le développement des capacités de veille et d’anticipation, la souveraineté numérique et informationnelle, la promotion de réponses africaines aux crises régionales, ainsi que le respect de l’éthique républicaine.
Félix Tshisekedi a souligné la nécessité pour le pays de concevoir son propre système de sécurité : « la souveraineté commence dans l’esprit : par la capacité de comprendre les menaces, de définir nos intérêts vitaux et de choisir, en toute indépendance, les moyens de les défendre ». Cette ambition de souveraineté fait écho au siège de membre non permanent du Conseil de sécurité des Nations Unies pour le mandat 2026-2027 qu’occupe la RDC.
S’agissant de la situation sécuritaire dans l’Est de son pays, entre l’armée congolaise et ses alliés y compris les forces burundaises contre la milice du M23 soutenue par le Rwanda, marquée l’exploitation illégale des ressources naturelles, Tshisekedi a fermement exclu tout compromis dicté par la violence. « Nous voulons la paix. Mais nous voulons une paix qui ne soit ni la résignation devant la force, ni l’oubli des victimes, ni la consécration du fait accompli. Nous voulons une paix juste, vérifiable et durable », a-t-il martelé, avant de préciser qu’« il n’existe aucune contradiction entre la recherche de la paix et le renforcement de nos capacités de défense » et que « la paix donne à la défense sa finalité ; la défense donne à la paix sa garantie ».
Par ailleurs, le président de la République Félix Tshisekedi s’est adressé aux nouveaux diplômés, civils et militaires, du CHESD pour leur rappeler l’ampleur de leur mission. Il a souligné avec gravité que: « le savoir reçu n’est pas un privilège : il est une responsabilité » au service de la nation. Ce diplôme « vous oblige à regarder au-delà de l’urgence, à placer l’intérêt général au-dessus des intérêts particuliers et à décider avec lucidité, courage et hauteur lorsque les circonstances l’exigent ».