Une vague de dispositions s’annoncent par les autorités congolaises visant le cyberespace de la RDC, après les propos injurieux à l’endroit de Denise Nyakeru ces derniers jours. Le ministre de la Justice et garde des Sceaux, affirme de son côté, sa détermination à renforcer l’assainissement du cyberespace en République démocratique du Congo face à la multiplication des dérives numériques.
Cette position a été réaffirmée après la réception, jeudi 13 août 2026, à son cabinet de travail à Kinshasa, d’une délégation de l’ONG Telema Mwana ya Mampinga. L’organisation lui a remis un mémorandum dans lequel elle exprime sa préoccupation face à la recrudescence des injures publiques, de la diffamation et des atteintes à l’honneur visant des autorités de la République, particulièrement la Première Dame Denise Nyakeru.
Le ministre de la Justice Guillaume Ngefa a salué l’initiative de l’organisation et déclaré partager ses préoccupations. Il a rappelé que ces faits, notamment ceux commis de manière récurrente sur les réseaux sociaux, dont TikTok, ne peuvent être assimilés à l’exercice de la liberté d’expression lorsqu’ils constituent des infractions prévues par les lois congolaises.
Le ministère rappelle à cet effet que des procédures judiciaires ont déjà été engagées à travers le pays. Plusieurs interpellations, mandats d’amener et procédures de flagrance ont notamment été instruits auprès des parquets compétents à l’encontre des personnes soupçonnées d’être impliquées dans ces pratiques.
Ces actions s’inscrivent dans le cadre des dispositions du Code du numérique en vigueur en République démocratique du Congo (RDC), précise le patron de la justice congolaise.
Le garde des Sceaux réaffirme ainsi la volonté du gouvernement de lutter contre l’utilisation des plateformes numériques à des fins de propagation de la haine, de mépris des institutions ou d’atteinte à la dignité humaine.
Le gouvernement appelle, par ailleurs, les jeunes et l’ensemble des utilisateurs des réseaux sociaux à faire preuve de responsabilité et de civisme numérique, tout en respectant les lois de la République.
Ces dispositions interviennent après des injures d’une certaine Jael Show à l’endroit de l’épouse de Félix Tshisekedi. Les propos de l’influenceuse congolaise basée en France, suivie par plus de 80 milles personnes sur Tik-Tok, ont considérablement alerté le Régulateur de la RDC (CSAC), qui n’exclut pas sa volonté de supprimer cette application.