La République démocratique du Congo (RDC) a retrouvé le plein exercice de ses droits au sein de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC). Le ministère congolais de l’Intégration régionale considère cette évolution comme une étape importante pour la diplomatie congolaise dans la région.
Cette décision permet désormais à la RDC de participer pleinement aux réunions, aux consultations et aux processus décisionnels de l’organisation régionale. Elle concerne notamment les discussions liées à la sécurité dans l’Est du pays ainsi que les questions d’intégration économique régionale.
Pour le ministère dirigé par Floribert Anzuluni, ce retour aux droits pleins doit permettre à Kinshasa de renforcer sa position au sein de l’Afrique australe.
Une restriction liée aux arriérés de contributions
Depuis 2024, la RDC était soumise à des restrictions au sein de la SADC en raison d’arriérés de contributions. Parmi les mesures appliquées figurait notamment la privation du droit de parole lors de certaines réunions de l’organisation.
Cette situation s’était notamment illustrée lors du sommet extraordinaire de la SADC tenu en visioconférence le 17 décembre 2025 et consacré à la crise politique à Madagascar. Le président Félix Tshisekedi n’avait alors pas pu prendre la parole.
Selon des sources internes à l’organisation, cette restriction était liée aux impayés de la RDC concernant le financement de la Mission de la SADC en RDC (SAMIDRC), déployée entre 2023 et 2024 pour faire face à l’avancée du M23 dans l’Est du pays. Le mandat de cette force régionale a pris fin en mars 2025.
La mesure ne concernait pas uniquement la RDC. Les Seychelles et les Comores, également en retard dans leurs obligations financières envers la SAMIDRC, avaient subi la même restriction lors de cette session.
La délégation congolaise avait également été privée de parole lors des réunions préparatoires des experts et des ministres.
Avec le rétablissement de ses droits, Kinshasa peut désormais reprendre pleinement sa participation aux travaux et aux décisions de la SADC.