Le gouvernement congolais franchit une nouvelle étape dans le cadre de la coopération judiciaire internationale, après l’arrestation depuis Tanzanie, de l’influenceuse Denise Dusauchoy, une voix critique du régime de Tshisekedi. Les autorités congolaises ne compétent pas s’en arrêter à ce qu’elles considèrent comme des dérapages sur les réseaux sociaux visant sans détour les acteurs politiques de la RDC.
Réagissant à l’interprétation de Denise Dusauchoy, une ancienne communicatrice de l’Union sacrée, l’état major politique de Tshisekedi, qui a changé de camp et s’en prend violemment aux autorités congolaises sur son compte Tik-Tok, Patrick Muyaya, ministre congolais de la Communication et Médias a présenté cette arrestation comme un premier signal de la détermination des autorités à faire appliquer la loi, y compris au-delà des frontières nationales.
« C’est la première d’une longue liste. Où que vous vous trouvez dans le monde, la justice vous atteindra. Pour l’exemple, nous avons l’obligation de protéger nos enfants et, pour cela, l’État fera ce qu’il doit faire », a affirmé ce mardi 1er septembre 2026, sur son compte X, le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya.
Mi-août dernier, le gouvernement congolais avait annoncé de dispositions visant le cyberespace de la RDC, après les propos injurieux à l’endroit de la première dame Denise Nyakeru. Le ministre de la Justice et garde des Sceaux affirmait d’ailleurs, sa détermination à renforcer l’assainissement du cyberespace en République démocratique du Congo face à la multiplication des dérives numériques.
À l’ère du numérique, Kinshasa fait face à plusieurs critiques de la diaspora congolaise sur sa gestion via les réseaux sociaux, les révélations sensibles de sa politique et sa stratégie interne du côté de pro Kabila font partie, alors que le pays est confronté à la crise sécuritaire sans précédent entre l’armée congolaise et ses alliés locaux y compris Bujumbura contre la milice du M23 soutenue par le Rwanda.
David Ekutshu