Kinshasa : « seulement à Mokali que ce genre de choses demeurent », Quand la population de Kimbanseke en a ras-le-bol des arrestations arbitraires

Les arrestations arbitraires à l’endroit des jeunes garçons au quartier Batumona, dans la commune de Kimbanseke, au sud-est de Kinshasa, suivent son cours malgré le mot d’ordre du commandant Suprême Félix Tshisekedi lors de la parade le 5 avril dernier, au retour des Léopards de la RDC après leur qualification historique au Mondial. La population ne cache plus son mécontentement face à ces actes qui atteignent au respect des droits humains dans un État des droits.

Ce jeudi vers 20 heures, les éléments de la police nationale congolaise, affectés au sous-ciat de Milangi, qui porte le nom d’un célèbre petit marché du coin, se sont mis dans leur tradition d’arrêter les jeunes garçons arbitrairement, des actes très fréquents chez les agents de l’ordre de la métropole, afin de demander de caution en guise de relâchement, sans compter les objets qu’ils ravissent les victimes à leur passage (téléphone, l’argent…).

Une Maman très choquée par ces actes qui maintiennent son ampleur, a exprimé son mécontentement. « seulement à Mokali que ce genre de choses demeurent ! Un jeune garçon avait croisé ces policiers et il a fui dans ma parcelle ». Un autre groupe de gens dont l’un d’eux serait sans doute parmi les victimes de cette opération d’arrestations arbitraires ce soir, martèlent que. « notre enfant va sortir sans aucun rond », et n’ont pas également caché leur agacement.

Patrouille ou loin de ça, l’opération d’arrestations arbitraires reviennent dans ce coin de la capitale congolaise, au lendemain de l’élimination des Léopards en Coupe du monde en cours en 16es de finale contre l’Angleterre, une compétition suivie avec passion au pays déchiré par la guerre dans sa partie est, dont la participation de la RDC à la 23e édition, organisée conjointement par les États-Unis, le Mexique et le Canada, mettait des milliers de personnes, en grande majorité de jeunes garçons dans la rue pour suivre les matchs, voir même pendant les heures tardives.

Les arrestations arbitraires, un mode de vie

Les habitants de la commune de Kimbanseke vit au rythme des arrestations arbitraires et dans la peur des policiers, (père, maman, enfants) qui demandent sur chaque tête arrêtée arbitraire une caution variée de 50.000 Francs congolais soit 22 dollars américains, et le montant devient de plus en plus abordable en cas de nombre de jours d’incarcération dans des conditions inhumaines. Une somme qui inquiète dans un pays où 85,3 % des Congolais vivent dans l’extrême pauvreté, selon la Banque mondiale.

Par la rédaction

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *