La lutte contre la plus grave épidémie d’Ebola jamais enregistrée dans l’histoire de la République démocratique du Congo (RDC) prend un nouveau tournant. Une campagne de vaccination a débuté jeudi 27 août 2026 à Kisangani, chef-lieu de la Tshopo, l’une des six provinces touchées par l’épidémie dans le nord-est du pays. Les personnels de santé, particulièrement exposés, sont vaccinés en priorité. Cette campagne intervient alors que l’épidémie continue de faire des ravages, avec 5 794 cas confirmés, dont 2 786 décès et 1 293 guérisons.
Plus de 50 000 doses du vaccin Ervebo ont déjà été réceptionnées par la République démocratique du Congo (RDC), sur les 70 000 approuvées par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Le vaccin, développé contre la souche Zaïre d’Ebola, est utilisé exceptionnellement dans le cadre d’un programme d’usage compassionnel. Autrement dit, il est proposé alors qu’il n’a pas encore été spécifiquement évalué contre la souche Bundibugyo, responsable de l’épidémie actuelle.
La campagne permettra justement de recueillir des données pour en mesurer l’efficacité. Le dispositif doit couvrir quatorze zones de santé dans la Tshopo, le Bas-Uélé et le Haut-Uélé. À Kisangani, le ministre de la Santé, Samuel-Roger Kamba, a appelé les soignants à se faire vacciner. Dix-sept cas positifs ont été recensés dans la Tshopo depuis le début de l’épidémie.
Infos RFI