Trois mois après le début de l’épidémie de maladie à virus Ebola, la Première ministre, Judith Suminwa, a présidé ce mardi 18 août, une réunion technique consacrée à l’évaluation et à l’adaptation de la riposte en République démocratique du Congo.
Les échanges ont porté sur plusieurs mesures destinées à renforcer la réponse sanitaire, notamment sur le plan médical, salarial et communicationnel.
Deux vaccins à l’étude contre la souche Bundibugyo
Sur le volet médical, les participants ont examiné le renforcement des mesures de prise en charge, en complément des dispositifs habituels de santé publique. Les recherches autour de deux vaccins ciblant la souche Bundibugyo ont notamment été évoquées, ainsi que la possibilité de recourir à des antiviraux.
La réunion a également permis d’examiner la prise en charge salariale des prestataires mobilisés dans le cadre de la riposte. Un barème destiné à encadrer leur rémunération a été soumis à validation.
Renforcer la communication face à l’infodémie
La communication et la sensibilisation figurent également parmi les priorités retenues. L’objectif est de renforcer les actions d’information auprès des populations afin de lutter contre l’infodémie et d’accompagner les mesures sanitaires.
Parallèlement, la surveillance épidémiologique demeure renforcée dans plusieurs zones, notamment aux abords de Kinshasa. Aucun cas d’Ebola n’y est enregistré à ce jour, mais les autorités maintiennent un niveau de vigilance élevé afin de prévenir une éventuelle propagation vers d’autres zones.
Cette réunion intervient ainsi trois mois après le début de l’épidémie et vise à adapter la riposte en fonction de l’évolution de la situation et des besoins identifiés.