Le ministre délégué aux Anciens Combattants Éliezer Ntambwe, a fait état d’une évolution positive de la situation sécuritaire dans les zones touchées par le phénomène Mobondo, notamment le long des routes nationales RN1 et RN17.
Lors d’un point de presse tenu ce lundi aux côtés du ministre de la Communication et Médias Patrick Muyaya, il a affirmé que ces deux axes routiers étaient désormais praticables sans crainte.
« Sans crainte, la RN1 et la RN17 sont désormais fréquentables », a déclaré Éliezer Ntambwe, évoquant les progrès enregistrés dans le processus de pacification.
Selon le ministre délégué aux Anciens Combattants, la crise à l’origine des violences était avant tout liée à un conflit foncier et non à un affrontement communautaire. Il a indiqué que 72 villages avaient été pacifiés dans le cadre des efforts engagés.
Des armes remises et des personnes transférées
Éliezer Ntambwe a également expliqué avoir reçu pour mission de mobiliser les personnes encore présentes dans la brousse afin de les convaincre de déposer les armes.
Dans ce cadre, un premier lot de 146 armes a déjà été remis à la logistique par le vice-Premier ministre, a-t-il précisé, ajoutant que d’autres armes devraient suivre.
Le ministre a par ailleurs annoncé que 596 personnes avaient été envoyées à Kanyama Kasese, précisant que le processus se poursuivait.
Éliezer Ntambwe a enfin insisté sur la nécessité de distinguer la communauté Yaka du phénomène Mobondo. « Tout Yaka n’est pas Mobondo », a-t-il rappelé.
À travers ces différents éléments, le ministre délégué aux Anciens Combattants présente ainsi la situation dans les zones concernées comme étant en voie d’amélioration, avec la poursuite des opérations de désarmement et de pacification.