Le président de la République Félix Tshisekedi, a insisté sur la nécessité de rationaliser les dépenses publiques afin de préserver les équilibres macroéconomiques lors de l’exécution du budget national de l’exercice 2026. Cette instruction a été donnée lors de la 74ᵉ session ordinaire du Conseil des ministres, tenue vendredi 9 janvier 2026, dans le cadre de son analyse de faire face au risque de dépréciation du franc congolais en République démocratique du Congo.
S’appuyant sur les données officielles et le cadrage macroéconomique de la loi de finances 2026, le Chef de l’État a attiré l’attention du gouvernement sur l’évolution de la conjoncture économique actuelle. Devant les membres de l’exécutif réunis à la Cité de l’Union africaine à Kinshasa, il a souligné que cette situation requiert une vigilance accrue ainsi qu’une action gouvernementale strictement coordonnée.
« Bien qu’une appréciation du franc congolais ait été observée depuis septembre 2025, le cadrage macroéconomique officiel anticipe néanmoins, à l’horizon fin 2026, un risque de dépréciation de la monnaie nationale », indique le compte rendu de la réunion.
À cet effet, le président de la République a appelé au renforcement de la discipline des finances publiques. Il a réaffirmé que la rationalisation des dépenses constitue un levier immédiat, crédible et indispensable pour préserver les équilibres macroéconomiques. Celle-ci implique notamment une allocation plus efficiente des ressources, fondée sur l’élimination des dépenses non prioritaires ou insuffisamment justifiées.
Dans sa communication, rapportée par le porte-parole du gouvernement, Félix Tshisekedi a également insisté sur la nécessité d’une communication institutionnelle cohérente et responsable en matière de politique macroéconomique, afin de préserver la crédibilité de l’action publique.
« À cet effet, le Président de la République, Chef de l’État, a instruit la Première ministre, cheffe du gouvernement, de lui transmettre, dans un délai de quinze jours, un rapport précis et documenté sur l’état d’avancement du processus de rationalisation des dépenses publiques, les mesures mises en œuvre ainsi que les résultats attendus à court terme », précise le compte rendu.
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