RDC-Crise sécuritaire : l’armée congolaise dénonce les attaques de l’AFC-M23 contre ses positions et appelle à témoins les négociateurs américains et quataris

L’armée congolaise dénonce pour la unième fois les attaques perpétrées par les rebelles du M23, en coalition avec les groupes rwandaises, ciblant leurs positions dans les provinces du Nord tout comme au Sud Kivus, dans la partie est de la RDC. À cet effet, l’armée nationale met à témoins Washington et Doha, les médiateurs des pourparlers qui ont décrété la cessation des hostilités dans cette région.

« la journée de vendredi 19 septembre 2025 a particulièrement été marquée par des attaques simultanées focalisées vers les localités de Chanzikiro et Nkambi dans le groupement de Kisimba, secteur de Wanyanga en territoire de Walikale au Nord Kivu. De la même manière, une autre attaque semblable à visé la localité de Sisa, en groupement de Mubuku, Chefferie de Buhavu dans le territoire de Kalehe au Sud-kivu », font savoir les forces gouvernementales dans un communiqué officiel.

Les forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) soulignent dans cette note datée du 20 septembre 2025, se réservent le « droit de riposter avec rigueur et détermination ».

Alors que les négociations de Doha avait trouvé il y a quelques mois une trêve dans la guerre entre Kinshasa et la plateforme politico-militaire l’AFC-M23. Et les discussions se poursuivent sous l’égide du Qatar entre les autorités congolaises et les dirigeants politiques rebelles M23 pour parvenir à une paix durable dans ce conflit.

Sur terrain la réalité est autre à l’image des signatures. Voir même l’accord de paix préliminaire signé entre Kinshasa et Kigali sous la facilitation des États-Unis, qui prévoit également la cessation d’appui du Rwanda à la rébellion en cours qui sévit en RDC, chose qui est loin d’entrer en vigueur.

L’armée congolaise a une fois de plus dénoncé plusieurs récentes attaques devenues de la milice M23, souligne que la « liste n’est pas exhaustive », et déclare que « face à ces multiples incessantes violations du cessez-le-feu imposés par l’accord de Washington et la déclaration de principes de Doha, les FARDC ne sauront plus tolérer ces provocations ».

David Ekutshu

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