Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), signale ce mardi 16 septembre, d’être sur le point pour faciliter les échanges des détenus liés au conflit en cours qui déchire l’est de la RDC, du gouvernement congolais et de la plateforme AFC, qui dirige la milice M23, comme convenu entre les parties, conformément à l’accord préliminaire signé sous l’égide du Qatar, selon cette l’organisation.
Le communiqué du CICR, qui a également facilité une opération similaire à celle-ci en avril 2025, d’emmener les éléments de l’armée et de la police congolaise qui avaient déposé les armes, de Goma à Kinshasa, intervient cette fois-ci après la présentation du Mouvement M23, de son nouveau contingent de plus de 7 000 hommes annonçant la fin de leur formation militaire pour rejoindre le groupe armé.
Un accord désespérant
La concrétisation de cette étape cruciale serait un point culminant pour espérer le retour de la paix durable dans la région des Kivus, au contrôle en grande partie par l’AFC-M23, comme indiquait les textes préliminaires signés en juillet dernier entre les deux parties sous la méditation du Doha, dans lesquels à ce jour, plusieurs aspects sur terrain ne sont pas respectés, notamment ; le retour des réfugiés, la cessation des hostilités…
Alors que les discussions entre Kinshasa et l’AFC-M23 dans la capitale de l’État du Qatar se poursuivent, la méfiance et le manque de confiance planent les esprits des belligérants malgré les pourparlers. La date des échanges des détenus des deux camps n’a été précisée, mais le sujet était cité début de ce mois de septembre sur RFI. Un accord qui devient illusoire. Lors de la sortie médiatique de l’AFC-M23 il y a des semaines, ces derniers n’avaient caché leur mécontentement de voir la poursuite du procès à Kinshasa contre l’ancien président congolais Joseph Kabila, résidant à Bukavu, une ville sous contrôle des rebelles, reproché de participation à un mouvement insurrectionnel.
David Ekutshu