60e session du Conseil des droits de l’homme : Kinshasa met en cause le soutien de Kigali au M23 d’être à la base des exactions dans l’est de la RDC

À l’occasion de la 60ème session ordinaire du Conseil des droits de l’homme qui se tient du 8 septembre jusqu’au 03 octobre 2025, dans la salle des Assemblées à Genève, le gouvernement congolais a mis en cause le soutien de son voisin frontalier, le Rwanda, aux rebelles de l’AFC-M23, qui est le centre des exactions qui sévissent dans la partie est de la RDC.

« C’est la résurgence du M23 qui a tout perturbé du processus de Nairobi qui avait obtenu de tous ces groupes l’engagement à être démobilisé ! Que ce soit la question du discours de haine, la question des réfugiés ou la question de la présence des FDRL, aucune de ces questions ne peuvent véritablement trouver de réponse tant que l’armée rwandaise continuera d’appuyer sa brigade avancée en République démocratique du Congo », a déclaré Patrick Muyaya, ministre congolais de la communication et médias, à la 3ème réunion de cette session en Suisse.

Le gouvernement congolais a souligné d’avoir créé les réserves armées de défense dans ce contexte tendu, pour assurer un « encadrement de ces forces ». Il a par ailleurs appelé le Conseil des Nations-Unies axé aux droits de l’homme, a agir sans délai pour établir la vérité, identifier les responsables et restaurer la dignité des victimes par des « actes concrets et non par les simples paroles ».

Au sujet du rapport des experts de l’ONU, accusant toutes les parties prenantes au conflit de commettre des violations des droits international humanitaire, le pouvoir de Kinshasa réfute le lien avec le groupe FDRL, indique ses engagements des mesures disciplinaires contre les éléments de l’armée congolaise soupçonnés à ces violations et salue clairement l’appui de son allié Wazalembo.

David Ekutshu

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