Face à la résurgence du virus Ebola dans la province du Kasaï, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé ce vendredi un appui matériel important au gouvernement congolais. Deux tonnes de fournitures ont été déployées, incluant des équipements de protection individuelle, du matériel de laboratoire mobile et d’autres équipements médicaux essentiels.
Cette annonce intervient au lendemain de la déclaration officielle de l’épidémie par le ministère congolais de la Santé publique, lors d’un point de presse tenu à Kinshasa. L’OMS a assuré qu’elle agit avec détermination pour enrayer la propagation du virus dans cette région du centre du pays.
« Nous agissons avec détermination pour arrêter rapidement la propagation du virus et protéger les communautés », a déclaré le Dr Mohamed Janabi. Directeur régional de l’OMS pour l’Afrique. « Forts de l’expertise de longue date du pays en matière de lutte contre les épidémies virales, nous travaillons en étroite collaboration avec les autorités sanitaires pour intensifier les mesures de réponse clés afin de mettre fin à l’épidémie au plus vite. »
Selon les autorités sanitaires congolaises, 28 cas suspects ont été enregistrés, dont 15 décès, parmi lesquels quatre agents de santé, ce qui illustre la virulence de la souche et les risques élevés de transmission en milieu médical. Les zones les plus touchées sont les localités de Bulape et Mweka, dans le nord de la province.
Les premiers patients présentaient des symptômes typiques : fièvre élevée, vomissements, diarrhées et hémorragies. L’INRB a confirmé qu’il s’agit de la souche Zaïre du virus Ebola, connue pour son taux de létalité élevé.
La dernière épidémie d’Ebola en RDC remonte à avril 2022, dans la province de l’Équateur. Elle avait été rapidement contenue grâce à une réponse coordonnée. Le Kasaï, lui, avait connu des flambées en 2007 et 2008. Depuis la découverte du virus en 1976, la RDC a enregistré 16 épidémies, faisant du pays l’un des plus expérimentés en matière de gestion de cette maladie.
David Ekutshu