Décès de l’ancien émir Hamad ben Khalifa al-Thani : Félix Tshisekedi salue sa vision transformatrice et son leadership exceptionnel

Le gouvernement qatari a annoncé ce dimanche la mort de l’ancien souverain, le cheikh Hamad ben Khalifa Al-Thani, qui a régné sur le Qatar de 1995 à 2013 avant de créer la surprise en abdiquant en faveur de son quatrième fils. Le dirigeant congolais Félix Tshisekedi, a de son côté, salué sa grande sagesse, sa vision transformatrice et son leadership exceptionnel, qui  » ont largement contribué à l’essor au rayonnement et à la modernisation du Qatar « .

Dans son message rapporté sur les réseaux sociaux par sa porte-parole Tina Salama, le 5e président de l’histoire de la RDC, a présenté au nom de son Gouvernement et du peuple congolais les condoléances les plus sincères et les plus émues, à l’actuel Son Altesse le Cheikh Tamim bin Hamad Al-Thani de l’État du Qatar, ainsi qu’à la famille royale et à l’ensemble du peuple qatari.

En-dehors des liens qui unissent les deux États, auxquels Doha a été médiateur l’année dernière entre Kinshasa et l’AFC-M23, les belligérants de la guerre sans précédent qui déchire la RDC dans sa partie Est. En ces circonstances douloureuses, Félix Tshisekedi invite le peuple congolais par contre, à  » avoir une pensée pieuse pour cet éminent homme d’État et à s’unir, par la prière, à la famille royale ainsi qu’au peuple qatari dans cette épreuve « .

Selon RFI, l’ancien souverain avait déposé son père, le cheikh Khalifa, lors d’une révolution de palais en 1995 sans effusion de sang, profitant d’un voyage de ce dernier en Suisse. Le cheikh Hamad avait hérité d’un petit émirat marginal aux caisses presque vides, dont il a fait un acteur majeur de l’échiquier régional et international.

En quelques années, il a réussi à jeter les bases d’un développement accéléré du Qatar, pour en faire l’un des plus grands producteurs de gaz naturel liquéfié. Cette transformation s’est appuyée sur la création de la Qatar Investment Authority, le fonds souverain chargé d’investir des milliards de dollars, notamment à l’étranger. C’est sous son règne que le Qatar a commencé à verser des centaines de millions de dollars à la bande de Gaza, finançant notamment des projets routiers le long du littoral. Un hôpital de la ville de Gaza porte son nom, indique la source.

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