La DGRAD se dote d’un plan d’actions
Devant les défis qui risquent de miner la réalisation des assignations de 6.350 milliards de francs congolais en 2025, le Directeur général de la DGRAD, Me Etienne Utshudi, a convoqué la conférence des directeurs, édition 2025, en vue d’identifier les réformes et actions à mettre en œuvre pour atteindre les assignations fixées par la loi de finances. L’agent étant au centre de l’action de la DGRAD, la question du social n’a pas été ignorée. Ainsi, il a été retenu des actions visant notamment le renforcement des capacités, l’amélioration de la prise en charge médicale et la retraite des agents et cadres de la DGRAD. Par ailleurs, les actes d’engagement signés et le plan d’actions qui découlent de ces travaux serviront de repère d’auto-évaluation à la fin de chaque mois.

La guerre d’agression imposée à la RDC par le Rwanda à travers les pantins du M23, sans oublier la création des fonds spéciaux sous forme d’établissements publics, ayant pour ressources les recettes non fiscales encadrées par la DGRAD et la dernière mesure prise par l’Autorité de régulation et de contrôle de marché des substances minérales stratégiques, de suspendre l’exportation de cobalt pour quatre mois, alors qu’environ 70% des recettes non fiscales mobilisées par la DGRAD proviennent de la redevance minière, ne manqueront pas d’impacter négativement la mobilisation des recettes en 2025.

C’est le sens à donner à la conférence des directeurs de la DGRAD initiée par Me Utshudi, Directeur général de cette régie financière. A l’issue de cette rencontre, les conférenciers ont abouti à l’élaboration d’un plan d’action de mise en œuvre des réformes pouvant permettre à la DGRAD et aux services d’assiette d’atteindre ses assignations de l’année 2025, afin de donner les moyens au Gouvernement de la République.

Voilà qui a permis au Directeur de cabinet représentant le ministre des Finances de souligner que les conférenciers ont eu, quatre jours durant, l’opportunité d’approfondir vos connaissances et compétences sur notamment, comment améliorer l’ordonnancement des recettes non fiscales dont le recouvrement est tributaire ; comment améliorer la gestion des imprimés de valeur et imprimés administratifs qui sous-tendent la perception des recettes non fiscales ; comment gérer de façon optimale les dossiers contentieux ; comment vous approprier les notions d’audit, de contrôle et d’inspection, trois concepts induits par la nouvelle gestion publique en matière de contrôle ; comment digitaliser les services, en général, et les procédures d’ordonnancement et de recouvrement des recettes non fiscales en particulier ; sans laisser de côté l’épineuse question de la gestion des ressources humaines.

« Je suis convaincu que vous avez su tirer profit des exposés et commentaires faits lors de ces travaux, ce qui sans nul doute nous permettra de relever les défis de mobilisation des recettes auxquels la Régie doit faire face cette année, et partant, les années à venir », a dit le Directeur général de cette régie financière, avant d’ajouter ceci : « La Feuille de route qui est désormais votre boussole, permettra non seulement de booster la réalisation des recettes non fiscales durant l’exercice en cours, mais également et surtout d’améliorer les conditions de travail de Agents ».

A cet effet, il a précisé que la qualité des réformes retenues au cours de ces assises montre que : « vous avez vraiment abattu un travail de titan, prenant en compte les questions majeures qui minent la mobilisation des recettes non fiscales ».

Dans ce contexte, il a assuré de l’accompagnement du Gouvernement de la République, afin de permettre à la DGRAD de relever le défi d’atteindre les assignations contenues dans la Loi de Finances, Exercice 2025.Car l’une des actions du Gouvernement est de délivrer un service de qualité et de proximité aux citoyens et d’accélérer la réalisation de la vision du Président de la République à travers la mobilisation des ressources internes.

Les facteurs de succès
Dans son discours de clôture, Me Etienne Utshudi, Directeur général de la DGRAD a avoué que les conclusions auxquelles sont parvenus les conférenciers justifient la démarche méthodologique utilisée lors de cette édition pour l’élaboration du Plan annuel de mise en œuvre des réformes correspondant à chaque Panel. « Vous avez ainsi contribué à améliorer et à asseoir un modèle d’organisation de la conférence des Directeurs de la DGRAD. L’avantage de ce modèle réside en ce qu’il décompose en plusieurs domaines et donne des éléments à prendre en compte pour une planification et un suivi-évaluation des stratégies sectorielles de mobilisation des recettes non fiscales », dit-il.

Le DG de cette régie financière a martelé que le succès de toutes les réformes et actions retenues compte sur plusieurs facteurs, notamment l’appropriation par tous les acteurs concernés ; l’investissement dans le capital humain au travers de la formation), des moyens financiers et matériels ; l’amélioration des conditions de travail, auxquels s’ajoute l’accompagnement politico-administratif assuré par le ministre des Finances.
A l’évidence, soutien-t-il, la mise en œuvre de ces réformes et actions représente un défi dont la réalisation requiert des moyens énormes et l’implication de tous.
Enfin, Il a conclu en faisant savoir que les actes d’engagement signés ce jour et le plan d’actions de mise en œuvre des réformes qui découlent de ces travaux, serviront de repère d’auto-évaluation, à la fin de chaque mois, afin de permettre, le cas échéant, d’ajuter par rapport aux assignations budgétaires de la DGRAD, pour l’année 2025.
Landrine NIANGI