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	<title>Archives Nationales Archives - H24NEWS-FR</title>
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		<title>RDC: que représente Laurent-Désiré Kabila, la figure de la chute de Mobutu dans la mémoire des Congolais ?</title>
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		<pubDate>Fri, 16 Jan 2026 15:28:45 +0000</pubDate>
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<p class="wp-block-paragraph">Il y a 25 ans jour pour jour, les Congolais apprenaient tristement la mort de leur président, Laurent-Désiré Kabila, assassiné le 16 janvier 2001 par l&rsquo;un de ses gardes rapprochés. Rashidi Mizele Kasereka, l’auteur des coups de feu, sera abattu dans sa fuite par Eddy Kapend, l’aide de camp du président Kabila. La cour militaire prononcera, deux ans après les faits, la peine capitale contre une vingtaine de personnes, parmi lesquelles Eddy Kapend, pour avoir failli dans leur devoir de protéger le chef de l’État.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un quart de siècle après sa disparition, le « Mzee » continue de hanter la mémoire collective des Congolais. Il était alors vu comme une figure emblématique de la chute de la dictature de Mobutu en 1997. Dans la foulée, il change d’ailleurs l&rsquo;hymne national et rend au pays son nom d’antan de République démocratique du Congo, comme pour refermer symboliquement la longue parenthèse mobutiste. Mais 25 ans après, que représente-t-il vraiment pour le peuple congolais ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Entre nostalgie d’un nationalisme pur et critiques acerbes sur ses alliances stratégiques, Laurent-Désiré Kabila reste un personnage dont l’ombre plane sur les défis sécuritaires actuels de la RDC.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il se faisait appeler « le soldat du peuple ». Aujourd’hui encore, il est un symbole de résistance, le portevoix d’un nationalisme de souveraineté et une référence morale condensée dans la formule « ne jamais trahir le Congo ». Pour les autres, il incarne tout le contraire. Le point de bascule : l’homme par qui l’infiltration a commencé, ouvrant la boîte de Pandore des ingérences rwandaises et ougandaises.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Chadrack Lubanzadio estime que Laurent-Désiré Kabila incarne trois piliers fondamentaux : « D’abord, la rupture avec les 32 ans de dictature de Mobutu. Ensuite, la souveraineté, puisqu’il incarne un « non » aux ingérences étrangères. Enfin, la dignité, prônant l’auto-prise en charge du peuple ». Pour lui, le Mzee représente aujourd&rsquo;hui l’idée qu’un peuple doit se prendre en charge par lui-même pour être réellement libre et indépendant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Fortifi Lushima, président des gardiens de la souveraineté congolaise, Laurent-Désiré Kabila incarne une figure rare dans la politique congolaise : « C’est un homme qui a commis des erreurs, qui les a reconnues, et qui a donné sa vie pour tenter de les réparer. Il a lutté jusqu’à la mort pour dégager le pays du piège géopolitique tendu par ses anciens alliés. C’est rare, c’est singulier, et c’est exceptionnel. Rien que pour cela, il mérite l’honneur national », insiste-t-il, soulignant son évolution d’un rebelle affaibli à un président défiant l’hyperpuissance américaine post-Guerre froide.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Kabila Mzee représente la résistance contre la tyrannie », estime Massimbo Mufaji Kilobo, militant panafricaniste. Il considère Kabila comme un « Lumumbiste enraciné », prêt à tout pour laver l’honneur de son héros. « C’était un patriote qui était prêt à dire non sans aucune hésitation à l’hégémonie occidentale sur son peuple, prêt à briser toute alliance politique ou étatique qui ne bénéficiait pas principalement à son peuple ». Et d’ajouter : « Mzee était un résistant amoureux, jaloux et maladif de son peuple ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Historien et professeur à l&rsquo;université de Kinshasa, Isidore Ndaywel E Nziem siège à l&rsquo;Académie congolaise des sciences. Il est aussi le vice-président de l&rsquo;Académie africaine des sciences religieuses, sociales et politiques. Dans un entretien accordé à RFI, il estime que le souvenir de Laurent-Désiré Kabila se décline en deux dimensions. D’une part, il lui attribue le mérite d’avoir permis à la société congolaise de renouer avec la mémoire de Patrice Lumumba et avec l’idéal de l’indépendance, longtemps occultés, manipulés et instrumentalisés durant la période mobutiste. D’autre part, il souligne l’héritage symbolique de la formule « Ne jamais trahir le Congo », transmise à la jeunesse congolaise comme un principe moral fondamental : « face aux épreuves et aux interventions extérieures, un Congolais ne doit jamais renier son pays », dit-il.</p>



<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph" style="text-decoration:underline"><em><strong>« Une complexité géopolitique mal enseignée »</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Maud-Salomé Ekila, militante panafricaniste, l’histoire de Laurent-Désiré Kabila demeure largement méconnue, voire déformée. Son parcours, et surtout « la complexité de ses relations avec Kigali et Kampala », sont, selon elle, « non seulement peu enseignés, mais très mal enseignés et mal compris ». Elle appelle ainsi à dépasser les lectures simplistes et à « complexifier les analyses » afin de mieux appréhender les erreurs tactiques, les aspirations profondes et les contraintes géopolitiques propres à cette période charnière de l’histoire congolaise.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon elle, Laurent-Désiré Kabila a évolué dans un environnement dominé par des agendas opaques, portés par des puissances voisines agissant comme des relais d’intérêts occidentaux. Une configuration régionale et internationale qui aurait enfermé le dirigeant congolais dans un système d’oppression capitaliste frontalement hostile à toute affirmation de la souveraineté nationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Infos actualité.cd</p>
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		<title>Mobutu Sese Seko : grandeur, pouvoir et héritage d’un règne sans partage</title>
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		<pubDate>Wed, 15 Oct 2025 07:24:27 +0000</pubDate>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Né le 14 octobre 1930 à Lisala</strong>, dans l’actuelle province de la Mongala (ex-Équateur), <strong>Joseph-Désiré Mobutu</strong>, plus tard connu sous le nom de <strong>Mobutu Sese Seko Kuku Ngbendu wa Za Banga</strong>, demeure l’une des figures les plus marquantes — et controversées — de l’histoire politique congolaise.<br>Près de trois décennies après sa disparition, le souvenir de celui qui régna sur le pays de 1965 à 1997 continue de susciter débats et analyses, entre admiration pour le bâtisseur et critiques du despote.</p>



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<h3 class="wp-block-heading"><strong>Une jeunesse entre discipline militaire et curiosité journalistique</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Orphelin de père dès son jeune âge, Mobutu est élevé dans un environnement catholique strict. Élève appliqué, il fréquente les écoles missionnaires avant d’intégrer la <strong>Force publique</strong>, l’armée coloniale belge, où il gravit les échelons jusqu’au grade de <strong>sergent-major</strong>, un rang rare pour un Congolais à l’époque.<br>Après son service militaire, il s’oriente vers le <strong>journalisme</strong>, collaborant notamment au journal <em>Actualités africaines</em>. Ce milieu lui ouvre les portes du débat politique à la veille de l’indépendance et lui permet de nouer des liens avec plusieurs leaders nationalistes, dont <strong>Patrice Lumumba</strong>.</p>



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<h3 class="wp-block-heading"><strong>De Lumumba au pouvoir</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">En 1960, à l’indépendance du Congo belge, Mobutu est nommé <strong>secrétaire d’État à la Défense</strong> dans le gouvernement de Lumumba. Mais le jeune État s’enlise rapidement dans des tensions politiques et ethniques.<br>Profitant du chaos institutionnel né du conflit entre Lumumba et le président <strong>Joseph Kasa-Vubu</strong>, Mobutu, alors chef d’état-major, orchestre en <strong>septembre 1960</strong> un premier <strong>coup d’État militaire</strong>. Il neutralise les deux camps et prend le contrôle du pays « pour une période de neutralisation politique ».<br>Cinq ans plus tard, le <strong>24 novembre 1965</strong>, il reprend le pouvoir par un second coup d’État, cette fois pour s’y installer durablement. Il devient <strong>président de la République</strong> et entame un règne de <strong>32 ans</strong>, l’un des plus longs du continent africain.</p>



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<h3 class="wp-block-heading"><strong>Un pouvoir centralisé et un nationalisme affirmé</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Dès les premières années de son régime, Mobutu met en place un pouvoir fort et centralisé. Il fonde le <strong>Mouvement Populaire de la Révolution (MPR)</strong>, érigé en <strong>parti unique</strong>, et se proclame « président-fondateur » à vie.<br>Dans les années 1970, il lance la politique de <strong>recours à l’authenticité</strong>, un vaste programme idéologique visant à promouvoir la culture et l’identité africaine. Le pays devient <strong>le Zaïre</strong>, Léopoldville est rebaptisée <strong>Kinshasa</strong>, et les Congolais sont encouragés à abandonner leurs prénoms occidentaux au profit de noms africains.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mobutu lui-même adopte le nom de <strong>Mobutu Sese Seko Kuku Ngbendu wa Za Banga</strong>, que l’on traduit par : <em>« le tout-puissant guerrier qui, par son endurance et sa volonté inflexible, ira de conquête en conquête en laissant le feu derrière lui »</em>.<br>Cette politique, saluée à ses débuts, s’accompagne cependant d’une <strong>personnalisation extrême du pouvoir</strong>, d’une <strong>répression politique</strong> et d’une <strong>corruption institutionnalisée</strong>.</p>



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<h3 class="wp-block-heading"><strong>Entre stabilité et dérive économique</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le régime mobutiste a offert au Zaïre une certaine <strong>stabilité politique</strong> durant les premières années, évitant la désintégration du pays après les crises de l’indépendance. Mais cette stabilité s’est construite au prix d’un <strong>affaiblissement économique</strong>.<br>Malgré d’immenses ressources naturelles, l’économie zaïroise s’effondre progressivement, minée par la mauvaise gouvernance et le clientélisme. Mobutu est accusé d’avoir amassé une fortune colossale à l’étranger, tandis que la majorité de la population sombrait dans la pauvreté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les années 1990, face aux pressions internes et internationales, il accepte d’introduire le <strong>multipartisme</strong>. Toutefois, les promesses de transition démocratique s’enlisent dans des manœuvres politiques et des violences, plongeant le pays dans une crise prolongée.</p>



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<h3 class="wp-block-heading"><strong>La chute et l’exil</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Affaibli par la maladie et isolé diplomatiquement, Mobutu voit son pouvoir vaciller à partir de 1996. La rébellion menée par <strong>Laurent-Désiré Kabila</strong>, soutenue par le Rwanda et l’Ouganda, progresse rapidement.<br>En <strong>mai 1997</strong>, Mobutu quitte le pays alors que les troupes de l’Alliance des Forces Démocratiques pour la Libération (AFDL) entrent à Kinshasa. Il trouve refuge au <strong>Maroc</strong>, où il décède le <strong>7 septembre 1997</strong>, des suites d’un cancer de la prostate.</p>



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<h3 class="wp-block-heading"><strong>Héritage contrasté</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">L’héritage de Mobutu demeure l’un des plus complexes de l’histoire congolaise. D’un côté, il a su maintenir l’unité nationale et promouvoir une identité culturelle forte. De l’autre, son régime autoritaire et la corruption endémique qu’il a engendrée ont laissé un pays affaibli, économiquement exsangue et politiquement fragmenté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les guerres qui ont suivi sa chute, souvent qualifiées de <strong>« guerres du Congo »</strong>, ont fait des millions de victimes et révélé les fractures profondes laissées par trois décennies de mobutisme.</p>



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<h3 class="wp-block-heading"><strong>Un devoir de mémoire</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Se souvenir de Mobutu Sese Seko, c’est revisiter une page essentielle de l’histoire du Congo. C’est aussi interroger les liens entre pouvoir, leadership et responsabilité.<br>Le devoir de mémoire consiste non seulement à rappeler les faits, mais aussi à <strong>tirer les leçons d’un passé complexe</strong>, afin de construire un avenir plus démocratique, équitable et durable pour la République démocratique du Congo.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La rédaction </p>


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